Chose promise, chose due, voici le dernier épisode du cycle Gegege no Ge.
Ainsi donc, il y a maintenant quelques semaines, je suis finalement allé au concert de l'école de batterie :
Le titre est "DORAMUSUKUURUKONSAATO", soit "Drum School Concert"
En fait je suis arrivé en retard parce que je suis d'abord rentré chez moi, puis je devais aller les rejoindre dans la distillerie de saké où le concert avait lieu (Saijo est très réputé pour ses nombreuses distilleries de saké donc tous les événements ont lieu là-bas). Sauf que comme j'étais crevé (à cause de la nuit chez Eiji relatée précédemment) je me suis endormi et ne me suis réveillé qu'après le début du concert.
Évidemment, en y allant, je me suis perdu dans les rues de Saijo (moi si ce n'est pas la rue principale qui va à la gare, je ne connais pas) mais grâce aux merveilles technologiques que sont les téléphones d'aujourd'hui on ne peut plus être vraiment perdu (même à l'autre bout du monde, dans un pays où l'on n'arrive même pas à lire les noms des rues). Du coup, en me repérant au GPS qui m'a fait passer par des petits chemins tellement perdus que j'ai probablement dû traverser quelques jardins de propriétés privées, j'ai fini par arriver. L'avantage quand on va voir un concert de batterie c'est que quand on commence à s'approcher du but la fin est facile parce qu'on peut se guider à l'oreille.
Comme le nom l'indique (une fois qu'on a déchiffré les kanas, et retranscrit le tout en anglais), c'était un petit concert de démonstration d'élèves d'une école de batterie de quartier (à Saijo, tout est "de quartier" parce que même la ville elle-même a la taille d'un quartier). Donc le public (environ 60 personnes tout de même) n'était composé que de famille ou amis proches des élèves ou organisateurs... et moi.
Comme d'habitude, je n'avais rien à faire là mais tout le monde semblait très content que je sois venu. J'étais bien entendu le seul non-japonais, mais pour plusieurs des enfants présents j'étais même le premier non-japonais qu'ils rencontraient donc ils étaient très curieux et demandaient à leurs parents de les accompagner pour venir me parler ("dis maman, qu'est-ce que ça mange un français ?"). C'était super marrant (et mignon) parce que les enfants essayaient de me dire des trucs tout simples, et demandaient à leurs parents comment dire telle ou telle chose en anglais. Ça ne dépassait pas "hello, my name is ..." mais c'était vraiment adorable). Moi j'essayais de leur dire des choses simples en japonais et ça les faisait bien rire.
Le concert proprement dit était assez sympa parce que les chansons étaient très variées. Ça allait de groupes américains ou anglais comme Aerosmith ou les Rolling Stones à de la pop japonaises comme une chanson du groupe AKB48 (un girls band composé de 48 filles qui chantent sur des chorégraphies absurdement ridicules en bikini, ici interprété par seulement 10 filles qui n'étaient même pas en bikini mais qui avaient l'air de bien s'amuser), en passant par des choses plus expérimentales comme de la musique traditionnelle redynamisée à la batterie ou la fameuse chanson en français de Clémentine.
Comme j'étais en retard, j'ai raté les deux chansons auxquelles Tamayo participait qui étaient tout au début, mais je suis tout de même arrivé avant Gegege no Ge :
Le son n'est pas terrible sur la video donc on n'entend pas vraiment les paroles en français, mais ce sont plus ou moins (aux détails de prononciation près) les mêmes paroles que la vidéo du message précédent.
Évidemment, à la fin de la chanson, l'animatrice du concert m'a demandé mon avis (pour une fois c'était assez normal de me demander, même si elle parlait beaucoup trop vite pour que je comprenne vraiment ce qu'elle me disait). J'ai balbutié quelque chose indiquant que c'était très bien, et tout le monde était très content.
Après le concert proprement dit, il y avait un repas avec des animations. En particulier, il y a une une séance de "quizz". Je n'ai presque rien compris parce que non seulement, bien évidemment, les questions étaient en japonais mais surtout ce n'étaient pas de simples questions de culture générale mais des devinettes reposant en général sur un jeu de mots ou une double interprétation de kanjis (donc même quand quelqu'un donnait la bonne solution, tout le reste de la salle se mettait à discuter pour comprendre pourquoi c'était la bonne réponse). Moi je n'ai pas vraiment cherché à comprendre, mais c'était adorable parce que tout le quizz était animé par une petite fille d'environ 4-5 ans hyper dynamique qui avait l'air de beaucoup s'amuser.
Cela dit le principe était étrange parce que, si j'ai bien compris (ce qui n'est peut-être pas du tout le cas), la personne qui répondait correctement devait aller sur scène et recevait un gage, qui consistait la plupart du temps à devoir imiter quelque chose. Les différentes choses à imiter étaient très diverses puisqu'il y a eu par exemple un cycliste (facile), une girafe (moins facile) et même une bouteille de bière (là c'est carrément difficile). Quoi qu'il en soit, le fait de motiver les gens à répondre au quizz en les forçant à imiter un truc impossible si ils trouvent la bonne réponse ne me semble pas naturel.
Après épuisement des questions du quizz (ou quand ça avait duré assez longtemps), il restait encore plein de gages à piocher donc la petite présentatrice est passée à travers la salle en distribuant les gages restant à tout le monde. J'ai dû imiter un alpaga (ou plus exactement un "ARUPAKA" comme disait mon carton), ça n'a pas été un grand succès mais je n'ai pas forcément été plus ridicule que les autres.