mardi 3 avril 2012

Le vent et la pluie

Depuis environ une semaine, le temps commençait enfin à devenir printanier avec un très beau ciel bleu et un soleil qui réchauffait bien quand on se promenait dehors.
Malheureusement, depuis hier, la pluie revient et surtout en ce moment c'est le vent qui s'est levé, vent qui n'a rien à envier au Mistral marseillais.
Du coup ça perturbe les cyclistes qui ont du mal à garder l'équilibre ou à avancer lors d'une grosse bourrasque, ce qui ne me concerne pas pour les raisons déjà racontées précédemment, même si quand on marche contre le vent on a parfois également beaucoup de mal à avancer.
Les vélos n'ont pas tenu le coup
Les japonais ont l'habitude de la pluie et il y a donc des parapluies un peu partout. Chacun en a un sur soi, le modèle le plus courant étant le parapluie à manche en plastique blanc et à toile en plastique transparent, qui a le double mérite d'être bon marché et de pouvoir être utilisé à vélo (ça demande une certaine technique mais ils arrivent à tenir le parapluie orienté vers l'avant d'une main tout en contrôlant le vélo de l'autre, et comme le parapluie est transparent, ils voient à peu près ce qu'il y a devant).
Devant tous les bâtiments il y a des emplacements pour y déposer les parapluies. Certains ont même des distributeurs de "housses" en plastique : on enfile le parapluie dans un sac en plastique spécialement fait pour et on détache le sac, ce qui permet éventuellement de prendre le parapluie à l'intérieur sans mettre de l'eau partout.
Comme trois parapluies sur quatre sont identiques (les fameux transparents à manche blanc), les "range-parapluies" ressemblent un peu à des bornes libre-service, et je soupçonne les japonais de piocher dedans quand ils en ont besoin et d'abandonner le parapluie à l'emplacement suivant quand il ne pleut plus (soupçon confirmé par la présence de parapluies restant abandonnés dans ces emplacements les jours de grand soleil).
Il y a donc très probablement un flux de parapluies à travers la population, chacun en rachetant un de temps en temps quand il en a vraiment besoin (pour participer au renouvellement des parapluies abîmés), et piochant dans le pot commun le reste du temps. D'ailleurs, comme en japonais "parapluie" se dit "kasa", le célèbre adage est tout à fait adapté ici : "Mi kasa es su kasa".

J'en profite également pour vous montrer le kanji représentant le parapluie, parce que pour une fois il est vraiment très explicite, quasiment un pictogramme :
Ce qui est amusant c'est que les quatre petits trucs à l'intérieur du caractère sont des caractères représentant l'homme, et donc sous le parapluie, ils arrivent à mettre 4 personnes !

Le vent, combiné à la pluie, complique énormément les choses puisqu'il rend les parapluies complètement inutilisables (j'aurais bien aimé voir un cycliste lutter contre le vent tout en tenant un parapluie ouvert devant lui, mais là ça relève du numéro de cirque). Exceptionnellement, on voit donc aujourd'hui des japonais courir d'abri en abri, en se couvrant tant bien que mal avec ce qu'ils ont sous la main (sac, journal, etc.).

Remarque : indiquez dans les commentaires si vous n'arrivez pas à voir le caractère chinois (celui du parapluie), parce que je pourrais avoir l'occasion d'en mettre d'autres donc ce serait mieux si les gens arrivaient à les voir (normalement l'encodage est bien déclaré mais on ne sait jamais).


Mise à jour : Après en avoir discuté avec un professeur ici, il semblerait que ce soit un typhon, ce qui n'est pas du tout normal à cette période de l'année, mais ça en a quand même toutes les caractéristiques comme l'indique cette alerte.
Toutefois, ceux qui ont suivi le blog précédent savent que de toute façon je ne crains rien parce que les typhons n'arrivent jamais jusqu'à moi...

1 commentaire:

  1. Bravo pour ton interprétation de l' adage "Mi kasa es su kasa" ;))) C' est très finement vu et ça m' a bien fait rire !!! Heureusement j' étais chez moi lorsque j' ai lu ton blog, et pas dans le bus, donc personne ne s' est retourné vers moi en me prenant pour une folle (ce qui m' arrive quelques fois ... hé oui, Hugo et Sue ont un humour parfois irrésistible).

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